6 choses à faire quand le marché baisse

On parle souvent sur le blog des émotions et du contrôle de celles-ci pour s’assurer d’un certain succès dans nos investissements.  Bien que cet état d’esprit s’acquiert avec le temps, des contrôles existent et peuvent être mis en place pour dormir en paix.  J’ai trouvé dans un guide 6 choses à faire en cas de marché baissier.  Je vous partage le tout.

 

Bien que cet article comporte certains éléments que je ne fais pas et/ou dont je suis en désaccord, le cœur de l’article avait réellement du sens.  C’est 6 points devraient sans doute faire partie des choses à faire si vous souhaitez gérer vous même vos placements, et du même coup, vos émotions.

 

6 gestes à poser en révisant votre portefeuille

1-Réévaluez la répartition de vos actifs

Évidemment, si vous avez des obligations et des actions, vous avez sans doute établi une proportion de chacune de ces classes dans votre portefeuille, disons 70% actions-30% obligations.  Admettons que le marché boursier s’emballe et que vos actions deviennent 90% de votre portefeuille.  Vendez!!!

Rétablissez votre proportion du départ de 70-30.  Du coup, vous vendez ce qui viens de monter et vous achetez ce qui vient de baisser.  C’est pas comme ça que l’on fait de l’argent?  Vendre haut et acheter bas.

Ce que j’aime moins avec ça, c’est la fâcheuse habitude des conseillers de dire que nous avons besoin d’obligations dans notre portefeuille.  Si vous êtes à 10-20 ans de la retraite, je ne vois pas l’intérêt d’avoir des actifs me procurant moins de plus-value que des actions….

 

2-Pas plus de 10%

On suggère de ne jamais dépasser le 10%, en ce qui concerne la proportion d’un titre en portefeuille.  On veut éviter d’être dépendant d’un seul titre.

Je ne suis pas d’accord.  Pourquoi mettre 5% dans un titre si vous prévisions vous disent que ce titre va doubler en 5 ans?  J’aurais tendance à mettre beaucoup plus que ça.  Des amis à moi vont jusqu’à 40% dans un titre, mais j’avoue qu’il faut savoir ce que l’on fait.

Pour les fonds communs, l’exemple n’est pas pertinent.  Étant donné qu’un fonds est en quelque sorte un portefeuille en soi, un fonds représentant plus de 10% dans votre portefeuille est tout à fait raisonnable selon moi.

placement sans risque

3-Diversification et …. diversification

On l’entend souvent celle-là. Diversifier selon:

  • les actifs (actions, obligations, encaisse);
  • les régions (usa, Canada, Europe, émergeant);
  • valeur et croissance;
  • secteurs d’activité (consommation, énergie, communication, industrie, etc…)

Évidemment, je ne partage pas tout à fait ces points.  Je crois en la diversification, mais pas comme ça.  Pour quoi avoir des obligations et de l’encaisse si les actions nous offrent de meilleures possibilités?

Pourquoi avoir des actions en Europe si les actions USA sont moins chères?  Pourquoi avoir des actions de services publics si celles-ci réinvestissent énormément leurs profits dans des infrastructures, laissant peu d’argent à leurs actionnaires.

 

Moi, ma diversification, je la vois à deux niveaux.  Premièrement, la quantité et le nombre d’actions.  Avoir quelques actions, mais pas trop, est assez pour diversifier la volatilité selon moi.  Deuxièmement, diversifier vos actifs.  Tirer des revenus et des plus values de la bourse, de l’immobilier, d’internet et d’entreprise privée est un incontournable présentement.

 

4-Petite portion à la spéculation

Certain ne peuvent s’empêcher de « jouer à la bourse »  Je n’ai rien contre, mais mettez-vous une limite.  Surtout, ne la dépassez pas.  Un pourcentage de 5-10% est selon moi bien suffisant pour répondre à vos démons spéculateur.

 

5-Investir dans la qualité

Je pense que ça va de soi, et c’est bon pour tout.  Actions, fonds communs, maison, immobilier, etc….  Acheter la valeur d’aujourd’hui, pas ce que certains voudront payer dans 5 ans.

 

6-Avoir une politique de placement

Nous en avons déjà parlé, entre aussi.  Avoir un plan d’action et surtout le maintenir est un outil des plus précieux  pour tout investisseur qui se respecte.

 

Que pensez-vous de c’est 6 points?

Avez-vous d’autres suggestions?

 

Il faut souvent des petits trucs pour tirer son épingle du jeu.  Je pense bien que c’est 6 points pourront aider nombre de personnes, dont vous 🙂

One Reply to “6 choses à faire quand le marché baisse”

  1. Bonjour,

    Point de vue intéressant.

    Les différentes familles d’actifs financiers évoluent rarement toutes dans le même sens. C’est la raison pour laquelle on s’appuie sur la diversification pour lisser les risque avec des actifs décorrélés. La diversification pour la diversification a peu de sens, sinon on arrive à neutraliser tout dynamisme dans son portefeuille.

    Ensuite, effectivement, il faut regarder son horizon de placement : si on est à 20 ans de la retraite, on a une allocation d’actifs plus dynamique qu’à 2 ans – en général.

    Et c’est là où votre article est le plus intéressant : quand un secteur montre la fin d’un cycle, c’est alors le moment de revoir son allocation d’actifs.

    En effet, si on investit régulièrement dans différents secteurs, l’allocation d’actifs au sein du patrimoine de façon différente. A la fin de la hausse, il est intelligent de rééquilibrer tout cela.

    La paragraphe sur la spéculation mériterait un article à lui tout seul : l’idée de limiter la part consacrer à la spéculation est une nécessité. Patrimoine et spéculation sont deux choses assez différentes, finalement. L’idée pourrait être d’avoir un compte spécifique pour la spéculation : si les opérations fonctionnent bien, on prélève une partie de ses plus-values pour alimenter son épargne ; à la baisse, on ne renfloue pas…

    Bonne journée,
    Cyril, auteur du Guide des SICAV 2014 Articles récents…Commentaires sur Le « Latte effect », what else ? par CyrilMy Profile