Crédit d’impôt et les abris fiscaux

Crédit d’impôt et abris fiscaux sont des sujets populaires.  En cette période des impôts, on se demande tous s’il est possible d’utiliser un crédit d’impôt et les abris fiscaux pour réduire notre facture gouvernementale. 

 
En fait, il n’y a rien de malhonnête ou d’illégal quand on fait référence à un crédit d’impôt et aux abris fiscaux.  Dans une certaine mesure, le gouvernement l’encourage pour permettre un meilleur développement économique.  Comment ?

En instaurant diverses méthodes fiscales pour créer un crédit d’impôt et des abris fiscaux.

 

Réduction des impôts et le gain en capital

Je considère le gain en capital comme un abri fiscal.  Évidemment, je ne parle pas du gain en capital des années 60, où le gain en capital n’était pas soumis à un prélèvement d’impôt. (wow, la belle vie :-)).

 

Présentement, le gain est imposable à 50%.  Ainsi, la moitié de votre plus-value ira dans vos poches, ce qui est tout de même très bien.  On peut véritablement faire croître ses placements à l’abri du fisc de cette manière.
 
Par exemple, vous achetez des actions d’une entreprise à la bourse, et vous les conservez pendant 10 ans. Vous n’avez pas à payer de l’impôt sur vos gains durant toutes ces années.  N’est-ce pas fantastique ?
 
Disons que vous investissez dans une compagnie vous offrant 10%/an.  En conservant vos actions, un 10 000$ se transforme en près de 26 000$.
 
Par contre, si vous réalisez 10%/an sur vos actifs, mais que vous vendez chaque année, et donc, vous payez de l’impôt à chaque fois, votre 10 000$ deviendra plutôt 17 900$.
 
La différence est frappante.  Imaginez si vous conservez les actions durant 15, 20 et même 25 ans.

 

Crédit d’impôt et les dividendes

Les dividendes sont une source de revenus accessibles à tous.  Par rapport aux versements d’intérêt, les dividendes procurent des avantages fiscaux grâce à un crédit d’impôt intéressant.  Eh oui, le traitement fiscal de ces deux types de revenus est différent.
 
Pour savoir s’il est plus avantageux de détenir des dividendes, il faut comparer les cash-flow reçus après impôts. Ainsi, vous aurez compris que le résultat ne sera pas le même pour tout le monde, cela dépendra du taux d’imposition de chacun.
 
Par exemple, disons que votre taux d’imposition pour des revenus d’intérêts est de 50% et celui pour des dividendes est de 33%.  On souhaite investir 1000$, mais doit-on investir dans des obligations (versant des intérêts) ou bien des actions (versant des dividendes), en sachant que les obligations nous verseront 100$/an et les dividendes 80$/an?
 
Voici le calcul.

 

Rendement après impôt du dividende :
(1-0,33) * 80 = 53,60$

Rendement après impôt des intérêts :
(1-0,50) * 100 = 50,00

 

Dans cet exemple, si vous désirez toucher des revenus réguliers, opter pour des dividendes au lieu de recevoir des intérêts peut être une solution fiscalement avantageuse pour vous.

 

Les résidences principales comme abris fiscaux


Un abri fiscal que l’on oublie souvent est carrément notre maison.  Celle-ci est exempte de gain en capital lors de la revente.  Ce qui veut dire que la plus value réalisée sera exempte d’impôt.  Il devient ainsi facile d’éviter le paiement d’impôt, légalement et de s’enrichir.
 
Votre maison de 200 000$ risque de se payer dans 20 ans.  D’ici ce temps, elle aura pratiquement doublé.
 
Un 400 000$ sera à vous.  Faites ce manège 3 fois dans votre vie et vous aurez un fond de retraite non-négligeable, et ce, exempt d’impôt.

 

Utilisez-vous différent crédits d’impôt pour réduire votre facture fiscale ?

 

Quels sont vos résultats avec ces méthodes?

 

Il existe évidemment d’autres moyens.  Mais je vous parle du crédit d’impôt et des abris fiscaux pour deux raisons: 1- ils sont accessibles à tous et sont facile à mettre en place, 2- j’utilise moi-même ces trois méthodes 🙂

6 Replies to “Crédit d’impôt et les abris fiscaux”

  1. Il ne faut pas oublier « les enveloppes fiscales », du type PEA et Assurance vie. Elles sont peu couteuses et intéressantes à ouvrir, soit pour épargner, soit en prévision de recevoir un capital (par exemple vente de bien, héritage, etc…)
    Hervé d’argentinvestir.com

    • Tu as raison que les assurances possèdent des particularités ofrant des rendements sur notre argent à l’abris de l’impôt. Cependant, je préfère de mon côté utiliser les assurances pour ce qu’elles sont vraiment, soit un produit financier me protégeant contre un pépin.

      De ton côté, qu’est-ce qui t’arrire dans ces produits ?

      • Bonjour,

        J’apprécie le côté souple de l’assurance vie, son côté placement, et protection.

        J’ai écrit un article sur le sujet « les 5 fantastiques avantages de l’assurance vie ».

        Le produit dispose d’avantage fiscaux, mais pour moi il s’agit que d’un petit plus.
        La priorité ce sont ces 5 avantages fantastiques, dont la possibilité de retraits sans « casser » le produit.

        herve d’Argentinvestir.com

  2. Tous mes placements sont enregistrés (REER et CELI) dont je ne paie aucun impôt sur le rendement que je fais (jusqu’à ma retraite).

    Quant à ma maison, ce n’est pas un investissement. Bien qu’elle gagne de la valeur, dans 20 ans les maisons équivalentes sur le marché auront aussi augmenté de prix alors je ne vois pas de gain (d’autant plus que je paie des intérêts hypothécaires d’ici là).

    • Super dans ce cas. Je parle aussi des dividendes pcq il y a des gens qui ne peuvent pas mettre beaucoup d’argent dans le REER. Je pense entre autres aux gens d’affaires qui se paient souvent en dividendes ou bien les gens ayant de gros fonds de pension avec leurs employeurs. Ainsi, ils ont de gros facteurs d’équivalence et ne peuvent utiliser le REER de manière optimale.

      Pour la maison, en fait je devrais détailler ma pensée. Je pense que je ferai un article là-dessus pour que cela soit bien expliqué. Mais le but est de ne pas garder la même maison jusqu’à la fin des temps. Changer de maison, 3-4 fois dans sa vie, et toujours dans le but d’en acquérir une de plus grande valeur. En utilisant certaines techniques (versement hebdomadaire accéléré et cash annuel),on peut se retrouver avec une maison nette de dette d’une grande valeur. Comme tu dis, si tu en rachètes une de même valeur, on tourne en rond. Mais l’objectif n’est pas d’acquérir une maison identique, mais de valeur moindre, genre à sa retraite. Par exemple, on se retrouve avec une maison de 400 000$ libres de dettes et on l’a vend. Il n’y aura pas d’impôt à payer sur ce 400 000$, puisqu’il s’agit d’une résidence principale. Utilisez ce 400 000$ pour acheter une petite maison ou un condo de 125 000-175 000$, on possède donc un montant libre d’impôt de 275 000$-225 000$… de quoi compléter son bas de laine pour la retraite. Je détaillerai ce sujet dans un proche avenir….

  3. Rétroliens : Compte sur marge