Investissement et immobilier pour 2013

Je vous présente aujourd’hui un article invité d’un partenaire de mon blog Comprendre vos finances.  La question de l’évolution de l’immobilier est sur toute les lèvres en ce moment.  C’est un sujet des plus pertinents.  Voici son opinion sur ce secteur de l’investissement.

Étonnamment le marché français de l’immobilier n’a pas trop souffert de l’annus horribilis économique de 2012 : les volumes de transactions sont restés stables et les taux d’intérêt historiquement bas (actuellement : 3% pour 20 ans d’emprunt), et ce malgré la dégradation de la note de la France par Moody’s.
 
Mais qu’en sera-t-il pour 2013 ?

À cette question, les experts se perdent en conjecture tant l’incertitude économique est grande.  La seule certitude est que les taux ne pourront descendre beaucoup plus bas, et certains conseillent donc aux potentiels acheteurs de ne pas attendre pour investir.
 
Dans un sens, la situation de l’immobilier en France se rapproche beaucoup de celle du marché immobilier québécois (proche culturellement en terme d’habitudes de consommation sur l’achat immobilier) en cette fin d’année 2012 :

  1. hausse constante des prix à la vente et du nombre de biens à disposition;
  2.  taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas;
  3.  
    Pourtant le marché affiche un recul sur la valeur des transactions et une poussée importante de l’âge des acheteurs. Des signaux négatifs donc et pourtant le marché immobilier semble tenir.  Cela devrait donc être rassurant pour le marché français, mais rien n’est sûr.
     
    Ainsi, comme le rappelle très justement le spécialiste de l’emprunt au Québec, Multi-prêts, le Québec n’est pas la France notamment au niveau économique : le chômage régresse et une politique volontariste sur l’emploi réduit l’incertitude de beaucoup de foyers.
     
    Malgré ces éléments encourageants, le marché immobilier québécois semble montrer des signes forts de ralentissement.



     
    Qu’en sera-t-il alors pour la France ?

    Alors que le chômage augmente et que la nouvelle forme de contrat de travail rend plus flexible le marché du travail en France, mais aussi plus précaire.  De plus, il y a fort à craindre que l’agence de notation Moody’s dégrade encore une fois la note de la France en AA-.  
     
    Il n’est pas certain que cette fois-ci, cela n’aura aucun impact sur le marché de l’immobilier en France et sur les taux d’intérêt et ce, sans compter que l’insécurité fiscale des propriétaires atteint désormais des sommets.
     
    Ne reste plus qu’à espérer que le marché immobilier français ne se grippe pas durablement en 2013 avec un dégonflement brutal de la bulle immobilière qui s’est créé ces dernières années avec la forte hausse des prix en France.   Les prix vont baisser, c’est quasiment assuré.  
     
    C’est devenu une nécessité politique (c’est en effet le moyen le plus simple de redonner du pouvoir d’achat aux ménages, où le loyer reste encore le principal poste de dépense).

    Reste juste à savoir quand.

     

    Que pensez-vous du marché immobilier ?
     
    Que nous réserve l’avenir ?

13 commentaires à propos de “Investissement et immobilier pour 2013

  1. Bonsoir,

    Je confirme ce que tu penses de l’immobilier français.
    De plus, pour acquérir un bien immobilier, il faut dégager un apport conséquent. Enfin, en me renseignant dans une agence immobilière, j’ai eu la confirmation d’une baisse profonde des transactions mais les vendeurs ont la main sur les prix.

    Cordialement.
    Bref, pour ma part, devenir prop

    • merci de nos donner l’heure juste. Alors, tu perçois toi aussi une certaine surchauffe ?

  2. Je pense qu’une baisse durable de l’immobilier n’est pas forcément une mauvaise chose.
    Achat/revente mis à part, la baisse profiterait :
    - Aux accédants à la résidence principale.
    - Aux investisseurs qui retrouveraient des rentabilités plus élevées en locatif.
    - La pression sur les loyers seraient moins fort puisque les rendements des investisseurs seraient plus confortables.

    Je ne vois donc pas d’un mauvais œil cette baisse arriver.

    • Je pense comme toi. Tant mieux s’il y a une baisse. Pour des investisseurs opportunistes, c’est une bonne nouvelle. Ceux qui on la patience d’attendre verront leurs achats s’apprécier à travers le temps.

  3. Bonjour Mathieu,

    j’étais avec mon banquier cette semaine. Il m’a consenti un prêt intéressant sans soucis.

    Pour ce qui est de la conjoncture immobilière, les ventes sont rares. Les notaires pensent que les vendeurs surestiment encore le prix de leur bien alors que les acheteurs parient sur la baisse.

    A mon avis, la baisse des prix va continuer en 2013.

    A+

    Julien

    • Wow!!!, mais c’est cool ça. Tu n’as pas eu de problème pour le financement alors. Ton investissement sera dans quelle région?

  4. 50 garages. Il faudra que je regarde de plus près ton parcours. J’hésite entre un garage et un studio pour 2013 !

  5. Non, pas de soucis pour le financement si ce n’est que je peux pas le financer au delà de 50 %.

    @Quentin : pour moi le choix est fait ;-)

    A bientôt

    • es-tu bon pour nous expliquer un peu ce dont il s’agit. Dans le fond, tu achètes un parking de 50 places et tu les loue ? C’est facile de louer cela?

  6. J’ai justement lancé un article aujourd’hui dans l’investissement immobilier en direct pour que les lecteurs votent sur la voie qu’il pensent que je dois suivre :
    - Garage
    - Studio
    - Local commercial
    N’hésite pas à voter et argumenter en faveur de ton investissement fétiche !

    Je suis encore hyper hésitant, mais c’est vrai que mon beau père à 20 garages, c’est tout le temps loué !

  7. Sur les résidences principales, le français moyen a du mal à accepter de vendre à un prix inférieur à celui qu’il a payé.
    (Même s’il raisonne avec son inculture économique habituelle, exemple : il pensera ne pas avoir perdu d’argent sur la valeur de son bien s’il le revend au prix d’achat dans 15 ans, mais ce ne serait alors pas le cas en monnaie constante).
    C’est ce qui explique le blocage du marché
    .
    D’un coté, on a atteint un niveau où mes biens de propriété ne peuvent plus vraiment monter encore sans être trop déconnectés du pouvoir d’achat.
    De l’autre, les investisseurs en locatif ont quelques craintes à avoir en termes de nouvelles contraintes réglementaires ou d’instabilité fiscale.
    En gros, ça ne va pas dire qu’il ne faut pas acheter. Néanmoins, il ne faut surtout pas faire son calcul de rentabilité en escomptant une poursuite de la hausse des prix et bien examiner les autres hypothèses (rendement, durée de possession, fiscalité etc…)