Investissement locatif : choisir la location saisonnière

La location saisonnière est l’investissement locatif qui est de plus en plus prisé chez les investisseurs immobiliers. Elle comporte de nombreux avantages, mais il faut toutefois une bonne analyse et connaître la réglementation avant de s’y lancer. Comme dans tous types d’investissement, il existe aussi des risques réels.

Qu’est-ce que la location saisonnière ?

La loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 donne une première description dans son article L. 631-7 : « La location d’un bien meublé destiné à l’habitation, et ce de manière fréquente pour des séjours de courtes durées, à des clients dits de passage car ils n’y élisent pas domicile, constitue en ce sens un changement d’usage. » La location saisonnière est un secteur de l’investissement locatif qui est tout à fait rentable à condition de bien appliquer certaines dispositions afin d’en tirer une bonne rentabilité. En effet, un mauvais choix peut avoir de très mauvaises conséquences. Mais avant d’aborder le sujet en profondeur, il est important de maîtriser la définition de la location saisonnière.

Elle désigne la location d’un bien qui est meublé pour une très courte durée. Elle peut être de quelques jours, à quelques semaines, à un mois voire plus. La durée est fixée sans contrainte, mais toujours en respectant cette limite. Chaque propriétaire adopte un système différent. Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, il vous faudra faire un choix dès le commencement si vous désirez proposer à la nuitée, en semaine ou au mois. Mais c’est une décision qui demande une mûre réflexion. Il y a des locations saisonnières qui sont proposées de particulier à particulier, ou qui passent par des professionnels.

La réglementation sur la location saisonnière

Dans l’investissement locatif, la location saisonnière est sûrement l’une des branches qui a connu un essor fulgurant. Nombreux sont les nouveaux investisseurs qui ont choisi cette voie. Avec son développement, les pouvoirs publics ont dû ajuster la réglementation pour être en accord avec le contexte du marché qui a vu la location saisonnière évoluée de plus en plus. C’est la loi Alur de 2014 qui a fixé pour la première fois son encadrement. Cette loi définit en outre le type de bien qui est éligible. Une résidence secondaire peut être louée à courte durée, à condition de ne pas dépasser le nombre de jours imposés par la loi. De même, la résidence principale est ouverte à la location saisonnière, mais la durée ne doit pas dépasser 120 jours par an (soit 4 mois). Aucune déclaration n’est à faire pour les propriétaires qui louent à moins de 120 jours.

Dans certaines grandes villes comme Nice, Bordeaux ou Paris, les mairies se sont un peu durcies à ce sujet. En ce qui concerne le contrat, contrairement à une location à l’année, il n’y a pas réellement de contrat de bail réglementaire. Chacun établit l’accord, mais le propriétaire a l’obligation de mettre un contrat simple avec la description claire du logement et indiquant le prix convenu. La loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 dans son article 51 stipule clairement que toute offre de location saisonnière doit être réalisée par écrit et qu’elle doit contenir le prix demandé et un état descriptif des lieux. S’il passe par les services d’un professionnel, en ligne ou non, il lui sera demandé de signer un contrat également. Lorsqu’il est établi, il sera édité en deux exemplaires, le premier est pour le loueur et le second pour le locataire.

Un autre point à prendre compte est le cas d’un appartement meublé dans une copropriété. Si vous êtes l’heureux propriétaire et que vous souhaitez louer en saisonnier, il convient de vérifier avant toute chose si le règlement de l’immeuble le permet. Si vous avez décidé de vous lancer dans la location saisonnière, il faut savoir qu’elle doit se conformer au régime des bénéfices industriels et commerciaux.

Quels avantages pour la location saisonnière ?

La location saisonnière est un investissement locatif qui peut vous apporter un très bon taux de rentabilité, mais à condition de prendre certaines précautions. Elle dispose de plusieurs avantages :

  • Il n’y a pas d’engagement strict dans un contrat de location classique. Si vous avez besoin de récupérer votre bien à tout moment, vous n’avez pas de contraintes.
  • Vous pouvez encaisser des revenus complémentaires qui sont assez attractifs
  • Dans la plupart des cas, le risque de loyer impayé est considérablement réduit au minimum. La majorité des loueurs demandent le règlement de la totalité du loyer avant de prendre possession des lieux. Cependant, s’il s’agit d’un acompte, il est important de savoir que cela signifie que le contrat est définitif. En cas de désistement le locataire doit payer le montant restant. D’un autre côté, si la réservation a été faite sous forme d’arrhes, le locataire qui se désiste n’a pas le droit de le réclamer. Il est abandonné au loueur qui lui n’a pas le droit de récupérer le reste de la somme due.
  • Avec la location saisonnière, vous avez la possibilité d’avoir des loyers plus élevés par rapport à la location classique. Ils peuvent être deux fois plus chers voire même au-delà surtout dans les zones à fort potentiel touristique.
  • Comme il est question d’une courte durée, généralement la dégradation des lieux est souvent minime ou inexistante. Ce n’est en effet qu’un lieu de passage où les gens ne font que dormir et profitent bien plus de l’extérieur.
  • Si vous souhaitez limiter le nombre d’occupants, vous avez tout à fait le droit de fixer une limite dans le contrat. Vous pouvez aussi autoriser ou non les animaux.

La location saisonnière est aujourd’hui en vogue, surtout pour son côté chaleureux qui se détache largement du cadre un peu monotone des hôtels.

 

Les risques liés à la location saisonnière

Comme dans tout investissement locatif, la location saisonnière comporte des risques qu’il faut déjà prendre en compte dès les premiers pas :

  • Il est important de faire attention à certaines situations qui révèlent l’état de santé immobilier d’une zone. C’est le cas par exemple pour un investissement locatif à Valence où le taux de vacances locatives des biens est très élevé. C’est un premier signe qui devrait vous alerter. Dans ce cas, il faut chercher la raison.
  • Il faut bien étudier la région d’implantation pour pouvoir dégager une bonne rentabilité. Certaines régions proposent des biens à très bas prix à la vente, mais il est important la situation touristique et la proximité des lieux notamment si les alentours permettent de répondre aux attentes des vacanciers.
  • La location saisonnière étant de courte durée, les locataires changent plusieurs fois dans une année. En termes d’organisation ce n’est pas facile.

L’évaluation du bien en location doit être faite correctement pour éviter les contentieux. Il faut un maximum de précision. Dire par exemple que le bien se trouve en bord de mer alors qu’il offre une vue assez loin peut générer des discordes, car il s’agit d’une affirmation mensongère.

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