La mort et l’impôt

On ne peut rien cacher à nos gouvernements et on peut sans doute affirmer que les agences du revenu attendent notre décès pour percevoir de l’impôt n’est-ce pas?  Je tenterai de vous dresser les grandes lignes pour payer le moins d’impôt possible à votre décès, tout en respectant les désirs de l’État.

 

Il est vrai que le Canada possède des règles particulières pour la dernière déclaration de revenu d’une personne décédée. Heureusement pour nous, il n’existe pas de droits de succession ici, contrairement à nos voisins du sud. Imaginez les impôts à payer dans un tel cas!!!  Certains experts pensent même qu’une telle méthode pourrait devenir réelle chez nous afin d’éponger les dettes des gouvernements et financer nos divers services.  Bref, puisque ceci n’existe pas à l’heure actuelle, regardons ce qui nous touche réellement.

 

Vous venez de rencontrer Dieu… ou Satan

À la suite de notre mort, l’État considère que nous avons tout liquidé nos biens, même si ceux-ci vous appartiennent encore.  Par conséquent, le liquidateur testamentaire aura comme premier rôle de produire votre dernière déclaration d’impôt.

Pour faciliter le travail du liquidateur, il faudrait dresser un bilan de vos avoirs, notant ainsi tous vos actifs et tous vos passifs.  Ainsi, il ne pourra rien oublier et votre situation fiscale sera parfaitement en ordre.  Évidemment, selon vos actifs, les revenus produits par ceux-ci seront imposés différemment.

 

Votre résidence principale

Notre maison peut être laissée à n’importe quel bénéficiaire, et ce, sans payer d’impôt.  Aucun gain en capital ne sera perçu sur la vente de nos maisons…. ce qui explique que certains concentrent leurs actifs dans une maison pour éviter de payer de l’impôt à vie ou à mort, c’est selon :-).

mort et impôt
Allez-vous laisser des cadeaux à l'impôt?

 

Le REER

On parle souvent du REER comme le meilleur placement d’une vie.  L’objectif de celui-ci est bien noble puisqu’il nous permet de se construire un portefeuille de placement qui croit tout au long de notre vie active sans payer d’impôt. Évidemment, ce cadeau de l’État aura des limites, votre REER sera pleinement imposé à votre mort, comme si vous retireriez tout d’un coup… à moins que.

Il existe une solution pour déjouer ce paiement d’impôt astronomique le jour de notre mort.  Cette solution se retrouve dans notre testament.  Le moyen le plus simple est de différer (encore) cet impôt à payer en nommant notre conjoint bénéficiaire de nos REER dans notre testament.  Ce traitement fiscal devient drôlement avantageux.

Bien sûr, au moment du décès de votre conjoint, des impôts surs sont REER auront lieu.  Tout de même, en reportant ainsi l’impôt, il est possible d’enrichir la famille même si vous êtes mort.

 

Vos autres biens

Il est clair que le moyen le plus simple pour éviter de donner des cadeaux aux gouvernements est de tout différer les impôts en nommant votre conjoint bénéficiaire.  Il est toujours possible de créer des fiducies pour différents biens et effectuer un transfert à imposition différée.

Évidemment, si vous souhaitez donner des biens (dont vous avez réalisé des profits) à d’autres personnes, de l’impôt devra donc être déboursé.  Je pense entre autres à des propriétaires d’immeuble qui laisse ce genre de biens à leurs enfants.  L’idée est bonne puisque ceux-ci hériteront d’un immeuble sans avoir à débourser de mise de fonds, tout en utilisant les revenus de location comme ils le souhaitent.  Il est à noter que certaines personnes prennent une assurance vie pour justement payer cet impôt en gain en capital, évitant ainsi la liquidation de leurs immeubles à revenus.

 

Pensez-vous de temps en temps à l’après-vie? (je déteste parler de la mort)

Est-ce une situation qui vous préoccupe, financièrement parlant?

 

On a souvent tendance à maximiser notre patrimoine de notre vivant.  Cependant, même mort, ce patrimoine aura un impact pour ceux qui nous survivent.  À nous de le planifier et de prévoir le tout.

 

3 Replies to “La mort et l’impôt”

  1. Ideal comme article, m’apprend des choses que je ne sait pas.c’est vraiment instructif
    bonne continuation. bon à savoir

  2. Quand à moi, je suis chrétien et je croit à l’après mort.C’est le paradis
    de coté financière, je suis fonctionnaire de l’ONU, et mon avantage est le retraite, même si je suis mort, mon époux et mes enfants le reçoit toujours et pour les impôts, pour moi c’est une devoir envers le pays.bon continuation
    merci pour le partage