Placement sans risque

On veut toujours faire un placement sans risque.  En avoir plus avec le moins d’inconvénients.  

Est-ce réellement possible?  Et si la notion de risque était mal perçue ?  C’est quoi un placement sans risque ?
 
Dans la littérature financière, le risque est le degré d’incertitude du rendement de notre argent et de nos placements.  Va t-on perdre de l’argent ou faire moins de revenus que prévu.  Selon les experts, le risque est relié à la nature du produit.
 
Par exemple, une action sera plus risquée qu’une obligation.  Ces mêmes experts prétendent aussi que l’économie, en affectant les taux d’intérêt, influencera également vos rendements.  Autant dire qu’un placement sans risque est absurde.
 
Il y a aussi la fameuse loi universelle des conseillers en placement qui va comme suis: plus le risque est élevé, plus votre rendement sera élevé.  On peut le voir à l’envers, et dire que plus le rendement est élevé, plus le risque le sera aussi.

 

Un placement sans risque: mon avis

Vous vous doutez que j’accorde peu d’importance à ces théories, même que je suis plus ou moins en accord avec celle-ci.  J’avais toujours de la difficulté dans mes examens en administration quand il était question des placements.   Il fallait que j’écrive ce que le prof voulait, et non ce que je pensais.

 

Évidemment, il n’y a pas de placement sans risque.  Mais il faut faire attention à ces théories universitaires.  Premièrement, il est tout à fait faux de prétendre qu’une action est plus risquée qu’une obligation.  
 
Il y a des façons de choisir des actions et des fonds communs qui réduisent fortement les idées préconçues que la bourse est une machine à perdre de l’argent.  Des obligations peuvent être plus risqué que les actions, surtout en ces temps de bas taux d’intérêt. Le risque d’en avoir moins pour son argent est fort présent.
 
C’est vrai que l’économie peut faire varier le rendement de vos placements. Mais, remettre la faute sur l’économie n’est pas la solution.  Baser ses investissements sur la nature de l’économie est loin d’être l’idée du siècle.  
 
Depuis les dernières années, les économies du monde sont bouleversées. Pourtant, les rendements furent présents.
 
Personnellement, je vois le risque d’un placement plutôt comme de la volatilité.  Il y a une différence entre risque et volatilité.  Il faut être en mesure de comprendre que même si un placement est volatil dans le temps, il n’est pas automatiquement risqué.  Malheureusement, les experts à la télé prétendent souvent le contraire.

 

Existe-t-il un placement sans risque selon vous ?

 

Que représente le risque chez vous ?

 

Je pense que tout le monde est d’accord qu’un placement sans risque est impossible.  Cependant, il y a des manières de le réduire et même, de l’utiliser à son avantage.

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  • fond diapason avis

9 Replies to “Placement sans risque”

  1. Qu’est-ce que tu proposes alors comme bon placement. Prendre des actions ? Comment les choisir, c’est un peu compliqué pour monsieur et madame tout le monde qui n’ont pas le temps de suivre tout ce qui se passe côté économie.

    • Salut Georges,

      première chose qui me vient à l’esprit en lisant ton message: ne pas perdre ton temps à suivre l’économie. Cela ne sert à rien selon moi. Pour simplifier la vie des investisseurs, j’aime bien les FNB (fonds négociés en Bourse). Ainsi, pour peu de frais de gestion, tu te retrouves à faire le rendement de la bourse. Historiquement, c’est un 8-10%/an. Oui, cela peut être compliqué de choisir les actions, et les FNB vont justement résoudre ce problème. Comme je le mentionne dans mon livre, les FNB font en sorte que tu achètes tout le marché. Alors, pas de questionnement à savoir si telle ou telle action est meilleure que l’autre…. on prend tout. Évidemment, l’objectif de ce genre de placement doit être du long terme (5-10 ans). Parce que ce produit te donne le rendement de la bourse. Ainsi, si une année la bourse fait -20%, tu feras -20%. Mais, sur de longue période, la bourse est un des meilleurs actifs à posséder.
      De ton côté, que fais-tu en ce moment pour tes placements ?

      • J’utilise le portefeuille Diapason Croissance Élevée de Desjardins. J’imagine que c’est comme un FNB mais avec plus de frais de gestion. Le problème avec les FNB, c’est d’en sélectionner 1. Il y en a tellement. As-tu une recommandation sur un bon service en ligne pour acheter des FNB qui n’a pas trop de frais de gestion. Il y a Disnat, mais je ne suis pas certain que ce soir la meilleure chose.

        • Salut Georges, je me suis permis d’aller voir ton fonds Diapason. C’est vrai que cela ressemble à un FNB, mais en plus compliqué :-). Dans le sens où le Diapason est plutôt un portefeuille en entier… qu’un fonds. Tu possèdes 22% de revenus fixes (surtout des obligations canadiennes) et 68% d’actions de toutes sortes (canada, usa, mondial, etc…). Mais effectivement, les frais sont élevés par apport aux FNB. Les tiens sont de 2,36%/an. Le rendement du fonds depuis sa création (janvier 2004) est de 2,27%, somme toute pas si pire étant donné que le marché à fait qu’en à lui 2,86%/an depuis ce temps. Cela inclut l’immense baisse de 2008 évidemment (près de 40%de mémoire). Une telle baisse semble arriver une fois toute les générations. Alors, on se croise les doigts que cela sera la dernière baisse de ce genre pour nous.

          Mais, avec un FNB, tes frais seraient de 0,35%… tu viens de gagner 2%. Quant aux choix, les FNB sont devenus une mode, tout comme les fonds communs dans les années 80-90. Alors, il y en a de toute sorte aujourd’hui. Je pense que la meilleure philosophie est de demeurer à l’essentiel: restons simples !!! Les FNB ont été créer pour répliquer le rendement des indices à peu de frais pour les investisseurs. Alors, en fin de compte, il devrait avoir seulement quelques FNB dans le fond:
          – un pour la bourse canadienne
          – un pour la bourse américaine (pas besoin de bourse mondiale (c’est mon avis) pcq les multinationales américaines tirent de grosses portions de leurs revenus à l’étranger de toute façon)
          – un pour obligation court terme
          – un pour obligation long terme, et c’est tout.

          Alors, je pense que ton choix devrait être dans ça. Si tu veux le même genre que diapason, un fonds répliquant le S&P500 et un autre répliquant un indice obligataire serait mon choix personnellement.

          Pour les courtiers en ligne, il se ressemble pour la majorité. Pour des FNB, cela ne demande pas énormément de service, alors Disnat te sera sans doute satisfaisant. Ils ont un bon service et les commissions sont raisonnables. De toute façon, tu n’es pas supposé de multiplier tes transactions avec ce genre de placement.

          En espérant d’avoir aidé un peu…

          • Wow, c’est vraiment intéressant comme réponse ça. Je vais vraiment commencer à penser à mettre de l’argent dans les FNB. Tu parlais d’avoir plusieurs fond, canadien, américain … mais j’imagine que je dois répartir ça selon un pourcentage dépendamment si l’économie va bien ou pas ? Pour ce qui est des FNB, je crois avoir entendu parler d’une nouvelle compagnie qui vient d’arriver au Canada, qui ont vraiment des plus bas taux que les autres(iShare), est-ce que je me trompe ?

          • Content que ma réponse te guide, c’est le but d’échanger sur le blog. Si tout le monde s’aide, l’on pourra se créer une belle communauté de personne ayant à coeur ses finances personnelles et tout le monde pourra s’aider et suggérer des pistes de solutions.

            En fait, comme je te disais, je ne me préoccupe pas de l’économie comme telle dans le choix de mes investissements. Alors, je n’ai pas de pourcentage comme tel à dire. Personnellement, j’aime vraiment mieux la bourse USA que canadienne. Au Canada, les banques, les mines et métaux, et les ressources dominent fortement. Ce sont tous des secteurs cycliques, donc un peu plus volatils. Depuis la crise, moi tous mes investissements sont dans le USA, mais c’est bien personnel. Je trouve que la bourse américaine est plus diversifiée, et il y a plus de choix. Alors, pour les FNB, tu as le choix entre la bourse USA et canadienne. Mais comme je te dis, j’ai une préférence pour nos voisins. Mais avoir les deux n’est pas mauvais à mon avis. Les deux marchés se complète bien.

            Pour la cie de FNB, je sais que ça bouge (c’est la mode). Mais précisément, je ne connais pas la cie dont tu parles. Si quelqu’un le sait, nous le dire svp. Et si toi Georges tu trouves, fais-nous le savoir…

  2. Bonsoir,

    La réponse est très simple : il n’y en pas. En France, les placements favoris tels que le Livret A, l’assurance vie en fond euro et l’immobilier, ont une contrepartie non négligeable => faillite de l’Etat.
    Malheureusement, la quasi majorité des Français préfèrent le repli sur soi en terme financier car ils se réfèrent sur des repères classiques et moutonniers.
    Mieux avoir raison avec tout le monde que seul contre tous. De nature réaliste et contrarien, j’avoue que je me sens isolé que ce soit sur le plan familial ou professionnel mais cela ne m’empêche pas de vivre socialement comme tout le monde. A la différence des autres, j’ai plus de recul sur la vie de tous les jours.

    Cordialement

  3. Au delà de risques ou pas risque, il faut bien se rappeler que le risque peut se maîtriser.

    Volontairement, je vais prendre un exemple hors des finances : imaginez un ballon de basket et un panier. L’objectif est de tirer le ballon dans le panier. Si c’est moi qui le fait,il y a de grandes chances que ça ne passe pas. Si c’est Mickael Jordan, ça passera plus facilement. Pourtant le risque est le même, sauf qu’un sait le maîtriser, pas l’autre. En finance, c’est pareil. Le risque est là, on peut apprendre à le maîtriser.

    • Écoutes Quentin, tu viens de résumer mon article d’une façon merveilleuse. C’est exactement ça. Le risque est partout, mais la réussite dépend essentiellement de notre capacité à le maîtriser, à le comprendre. Je pense que l’acquisition des connaissances est la pierre angulaire de la réussite en finance. Quand on comprend ce que l’on fait, malgré les opinions des autres, les mauvaises nouvelles, les conseils du beau-frère, la volatilité, on garde le cap… tant et aussi longtemps que notre avis n’est pas modifié. Et cette capacité est souvent plus psychologique que quantitative.

      Par exemple, une très grosse portion de mes actifs sont en bourse depuis plusieurs années. En 2008, mon portefeuille a baissé d’environ 25%, et pendant un moment j’ai vraiment dit: merde, je viens de perdre mon temps et surtout, mon argent… ma mère me l’avait bien dit de ne pas investir en bourse, que c’était risqué.

      Par contre, après quelques cafés :-), j’ai refait mes calculs pour me permettre d’évaluer à nouveau la valeur et le potentiel des titres en portefeuille. Bien que le contexte était mauvais pour la croissance à cette époque, j’ai encore trouvé que la valeur de mes titres devait être supérieure à leur prix de l’époque… alors pourquoi vendre. Ma décision fut 25% mathématique, mais 75% mental. J’ai du évaluer le risque. Durant mes années en bourse, la plus dure est vraiment la maîtrise de ses émotions. Ne pas être influencé par personne et suivre son plan, ses « guideline ». Parce que quand on comprend ce que l’on fait, tout va mieux après ça. MAis c’est véritablement un travail de tous les jours la maîtrise des émotions. Les connaissances, une fois acquise, le tour est joué. Mais les émotions sont toujours une variable importante. Je n’ai jamais regretté mon choix, mon portefeuille a plus que doublé depuis.