Portefeuille Comprendrevosfinances… la suite

S’il y a un volet des finances qui touche et interpelle tous les gens, c’est bien le volet placement.  Comme promis, voici le deuxième portefeuille qui je suivrai: le portefeuille 2.  



Dans la même philosophie que le portefeuille 1, je voulais construire avec le portefeuille 2 un portefeuille de valeurs mobilières partageant certains principes que je prône sur le blog:

  • Sauver le plus de temps possible en ce qui a trait à la gestion de son portefeuille;
  • Avoir de bons rendements (8-9%/an);
  • Avoir une vision passive de l’investissement;
  • Éviter les frais de gestions abusifs;
  • Utiliser le principe de l’épargne automatique. 
 
Ainsi, un tel portefeuille doit être constitué selon moi avec de bons fonds communs de placement.  En reprenant ces principes, voici les arguments d’un tel portefeuille.

 
Sauver le plus de temps possible en ce qui a trait à la gestion de son portefeuille
 
Il faut engager un gestionnaire de portefeuille pour gérer notre argent.  Une partie d’entre vous souhaite gérer seule leur portefeuille, d’autres souhaitent y participer dans une moindre mesure.  En ayant des gestionnaires de talents, les fonds communs de placement répondent à cet item.

 
Avoir de bons rendements (8-9%/an)
 
On sait que la bourse sur du long terme offre des rendements annuels de 8-9%/an.  Alors, en travaillant avec un gestionnaire professionnel, on vise au moins un tel rendement.  Sinon, pourquoi le payer ?  On n’a simplement qu’à utiliser des fonds négociés en bourse dans ce cas.

 
Avoir une vision passive de l’investissement

 
Encore une fois, il est possible de gérer vous-même votre portefeuille en choisissant précisément vos titres composant votre portefeuille.  Par contre, sur Comprendrevosfinances, je souhaite vulgariser l’investissement.  Il faut apprendre à marcher avant de courir non ?Alors, les fonds communs de placement sont une bonne introduction à la mécanique boursière.  Ensuite, si la gestion de votre argent vous intéresse, vous passerez à la deuxième étape: investir dans des titres individuels.


 
Éviter les frais de gestions abusifs
 
C’est vraiment le nerf de la guerre ici, couper les frais de gestion.  Il est normal de payer un professionnel pour de tel service, par contre, il faut en avoir pour son argent.  Alors, en sachant que les frais de gestions au pays sont de l’ordre de 2,5%… il faut autant que possible payer sous ce taux, tout en ayant autant de rendement évidemment.  Payer cher en frais de gestion vous coupera beaucoup de rendement à la longue.

 
Utiliser le principe de l’épargne automatique

 

C’est véritablement la force des fonds communs de placement.  Les fonds négociés en bourse possèdent beaucoup de qualité, mais puisqu’il s’achète sur le marché boursier, des frais de transaction s’appliquent à chaque fois.  Pas très intéressant quand on fait de l’épargne automatique hebdomadaire ou mensuelle.  Les fonds communs de placement permettent de telles transactions automatiques sans le moindre frais supplémentaires.

Après la théorie, passons au concret
Nous sommes maintenant au moment fatidique… de quoi sera composé ce portefeuille comportant de telles qualités.

 
1- Portefeuille canadien Edge Point
 
J’adore ce fonds commun de placement.  Il s’agit de gestionnaire qui gère leurs propres argents à même le fonds commun.  Nous sommes donc dans le même bateau que les gestionnaires, leurs intérêts sont enlignés avec les nôtres.  Les gens de Edge Point sont des anciens de Trimark, alors ils connaissent la business.
 
Leur approche de l’investissement est basée sur du long terme.  Ils sont des investisseurs de valeurs, c’est-à-dire qu’ils souhaitent acquérir des entreprises sous leur véritable valeur.  Ils choisissent des entreprises de bonne qualité.
 
De plus, le fonds est relativement jeune, dans le sens où il n’y a pas des milliards sous gestion, laissant une certaine marge de manœuvre au gestionnaire en place.  Lisez la lettre aux porteurs de parts, c’est véritablement une lecture des plus agréables pour qui veut comprendre les actions du fonds.  Il est rare qu’un gestionnaire soit si transparent.  C’est une des grosses raisons de mon choix pour ce fonds.

 
2-Portefeuille Nord-Ouest spécialité actio
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Ce fonds est pris en main par la grande firme de gestion d’actif Montrusco Bolton.  Le gestionnaire est Christian Godin.  M Godin est un des meilleurs gestionnaires au pays et sa spécialité est les petites capitalisations.  Comme dit l’adage: « dans les petits pots, les meilleurs onguents ».
 
C’est ce que je recherche avec ce fonds.  Investir dans de belles compagnies rentables, mais qui sont encore petites.  M Godin et son équipe ont un accès privilégié à cet univers en ayant la possibilité de contacter les entrepreneurs et dirigeants de ces entreprises, chose difficile pour les petits investisseurs que nous sommes.
 
Il est prouvé que sur le long terme, les petites entreprises performent mieux que les grandes, avec une volatilité plus élevée cependant.  Heureusement pour nous, ce fonds possède une volatilité inférieure aux autres de sa catégorie.  Aussi, une autre qualité du fonds, un peu comme Edge Point, des lettres trimestrielles sont disponibles pour suivre les décisions du gestionnaire.  Finalement, on voit souvent M Godin dans les revues et à la télé lors de discussions boursières, nous permettant de juger la cohérence de son discours à tout moment.
 
Le seul inconvénient que je vois, les frais sont autour de 2,65%, soit plus haut que la normale.  Mais je pense ici que le prix payé en vaut la peine.

 
3- Fidelity Grande capitalisation Canada
 
Une des plus grandes compagnies de fonds communs du pays.  Je pense qu’avoir de beaux grands blues chips dans un portefeuille vaut sont pesant d’or, surtout pour les débutants qui désirent s’initier aux marchés boursiers et à ses turbulences :-).  Ce fonds est géré par Daniel Dupont, un bon gestionnaire à mon avis.
Les frais sont acceptables, soit 2,27%.  
 
Le fonds existe depuis 1988 et a eu un rendement annuel de 9,46%.
De plus, 30% de son actif est aux USA, ce qui nous laisse la chance d’avoir des rendements provenant du sud de la frontière et aussi à l’international avec diverses multinationales américaines.
 
J’aime bien ce fonds parce qu’il est un peu contre les modes.  En ce sens où un fonds canadien est pratiquement assuré d’avoir toutes les grandes banques canadiennes en portefeuille.  Ici, aucune banque, et pratiquement aucune financière non plus.  J’aime les gens qui pensent différemment de la masse, tout en ayant de bons rendements amenant la preuve de leur compétence.

 
4- RBC Canadien dividendes

 
À défaut d’avoir des obligations dans le portefeuille, j’ai cru bon de posséder un fonds procurant un certain revenu passif, chose que les dividendes nous offrent.  Ce fonds investit dans les titres à dividendes.  Puisque le thème est à la mode ces temps-ci, ce fonds occupera un faible pourcentage dans le portefeuille.
 
C’est le classique des fonds communs canadiens: gros actifs sous gestions (près de 15 milliards !!!, investi dans toutes les banques et les services publics.  Par contre, ses frais de gestion sont sous les 2% (1,78%).  Je crois que l’on en a pour son argent avec ça.


 
Que pensez-vous de ce portefeuille ?

 

Croyez-vous que l’on obtiendra de bons rendements ?


 
Comme vous voyez, je ne pense pas qu’il faut avoir 5,6 voir 7 fonds dans un portefeuille.  Quelques fonds seulement, bien diversifiés, prônant les principes que j’ai énumérés ci-haut, sont un gage de succès selon moi.

 

5 Replies to “Portefeuille Comprendrevosfinances… la suite”

  1. Tres intéressant tes articles sur les portefeuilles

    j’aimerais savoir pourquoi est tu plus exposer au marché canadien dans ton porte-feuille de fond versus celui de FNB?

    • Super de bonne question, ta question est vraiment pertinente. En fait, pour les FNB, la raison d’investir dans ça est simplement de reproduire le rendement du marché, pas moins pas plus, sans se casser la tête. Et personnellement, je pense fortement que le marché américain dans son ensemble est plus sous-évalué que le marché canadien, et surtout, moins dépend de l’économie. Au Canada, la bourse dépend beaucoup des banques, du pétrole, des mines et métaux, tous des secteurs très corrélés et dépendant de l’économie. En investissant avec les FNB, on s’expose dans tous les marchés. En achetant le marché boursier au complet, on se retrouve avec un FNB avec les meilleurs entreprises, les ordinaires, mais aussi les moins bonnes. Ainsi, en étant plus aux USA, je pense que le taux de réussite est meilleur.

      C’est un peu l’inverse avec les fonds communs. Dans le sens où les gestionnaires de ces fonds tentent d’acheter des entreprises précises dans le marché boursier qui sont sous-évalué ou bien, que les chances de réussites et de traverser les tempêtes économiques sont meilleurs à travers le temps. Des gens comme Daniel Dupont, Christian Godin et EdgePoint, ont la capacité, même s’ils investissent au Canada, de choisir des entreprises sous évaluées, qui devraient mieux résister aux aléas de l’économie canadienne selon moi. Ils tentent de prendre le meilleur rapport qualité prix en fait. Un FNB ne choisit pas des titres précisément, il achète tout. Peu de place à de la marge de sécurité dans ces cas.

      Une autre raison importante à mes yeux, c’est que je ne connais pas tellement de bonds fonds qui investissent beaucoup aux USA. Et j’aime mieux investir dans quelques chose que je connais et que je comprends.
      J’espère avoir répondu à ton questionnement. Ne te gêne pas si tu as des retours à faire là-dessus. Et merci encore, ta question était vraiment critique (dans le sens positif du terme) et c’est comme ça que l’on avance. C’est signe tu avais compris bien des choses 🙂 Merci

      • il y a eu un erreur de ma part. Le rendement du fonds de Fidelity est plutôt de 9,46%/an, et non de 2,27%/an. Ce taux correspond plutôt aux frais de gestion annuel….

  2. Merci pour l’article! Je me demandais, puisque j’en suis encore dans mes débuts, si ces fonds communs pouvaient s’acheter par l’entremise de n’importe quelle banque?

    • n’importe quelle banque non; mais n’importe lequel courtier escompteur sans doute. Il faudrait voir avec le service à la clientèle de ces fonds.