Les 4 règles d’or de l’investisseur

Dans une politique de placement, il y a des règles d’or à respecter.  Je parle souvent d’investir le surplus de votre budget pour optimiser votre patrimoine. Peu importe votre véhicule, il y a des règles d’or à respecter pour réussir ses investissements.

 

Il existe, selon moi, 4 caractéristiques majeures pour qu’un portefeuille soit optimal.  Ces quatre critères sont assez simples, mais les respecter est la clé du succès.

 

La première règle d’or de l’investisseur : La Prudence

On dit souvent que le rendement et le risque vont de pair.  Les conseillers financiers disent souvent que le rendement espéré dépend du risque que l’investisseur est prêt à accepter, qu’ en bout de ligne, plus un investissement est risqué, plus il apportera du rendement.
 
Je partage l’idée de prudence dans nos investissements, mais la relation entre le risque et le rendement est toute autre chose.
 
Je trouve ridicule que l’on dise haut et fort que plus le risque est haut…plus les rendements seront hauts.  Au contraire, un risque élevé n’apporte pas nécessairement de sécurité et les rendements ne sont souvent pas au rendez-vous.
 
Comment faire alors pour respecter cette règle d’or?  Il s’agit simplement d’être prudent lors de nos achats et comprendre ce qu’on l’on fait.  On parle souvent de marge de sécurité dans ce cas.

Il faut, par conséquent, faire preuve de diligence et trouver toutes les réponses à nos questions.  Des formations, des lectures ou des conseillers ayant fait leurs preuves vous aideront à respecter cette règle d’or de l’investisseur.

 

La deuxième règle d’or de l’investisseur : La Prévoyance

Cette règle d’or de l’investisseur fait référence à la diversification.  Cet élément est amené par tout le monde : conseiller, planificateur, journalistes financiers, etc….
 
La maxime de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier est l’exemple typique de cette règle d’or de l’investisseur.  Je crois que personne ne veut mettre en doute ce principe… sauf moi :-).
 
Sans blague, il est important de se diversifier.  Par contre, attention à la surdiversification.
 
Effectivement, on voit souvent des portefeuilles avec 10-15 fonds communs de placement.  En plus, 3-4 fonds possèdent le même genre de titre.  Trop c’est comme pas assez, non.?
 
Par diversification, j’entends le nombre et la nature des titres d’un portefeuille.  Le but recherché, très louable, est d’équilibrer le portefeuille et réduire les fluctuations selon l’humeur des marchés financiers.
 
De mon côté, j’aime la concentration.  La qualité m’importe plus que la quantité.  Pour reprendre la maxime cité ci-haut, j’aime mettre mes œufs dans quelques paniers, mais mes œufs sont en or :-).

 

La troisième règle d’or de l’investisseur : La Patience

On parle d’investir à long terme.  Éviter de spéculer avec votre surplus monétaire, du moins pour la majeure partie de votre magot.  Le temps est sans doute le plus grand ami de l’investisseur.  À long terme, la volatilité a tendance à diminuer.  Regarder ces graphiques pour vous en convaincre :

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Ce premier graphique représente le rendement de la bourse de Toronto depuis un an.  Voyez la volatilité de la bourse à court terme.  On passe de 12 200 points à 12 800 points en passant par 11 800 points.  Ce sont des fluctuations de près de 10%.

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Ce deuxième graphique représente le même indice torontois, mais sur 10 ans. On remarque que la volatilité est fortement réduite.  Évidemment, on voit la grande chute de 2008-2009.  Par contre, l’idée est de vous présenter que sur du long terme, la probabilité de forte volatilité est réduite.

 

La quatrième règle d’or : La Périodicité

Éviter de spéculer et de prédire les marchés.  Personne n’est en mesure de le faire.  Investissez systématiquement peu importe les périodes de troubles économiques.  Être présent en tout temps est la solution.  Le rendement des bourses depuis 20 ans est de l’ordre de 8-9%.  
 
Si vous étiez absent du marché durant les 10 meilleures journées (sur 20 ans!!!) votre rendement aurait été de 3% et si vous aviez manqué les 20 meilleures séances, le rendement est nul avec -0,55%.  Incroyable la différence entre ces rendements non?

 

Suivez-vous ces 4 règles d’or?
 
Êtes-vous convaincu que les règles d’or caractérisent un portefeuille bien géré?

 

Habituellement, il est difficile de se tromper lorsque l’on suit des règles.  En respectant celles-ci, on évite de se faire influencer par des distractions diverses.  Les 4 règles d’or nous permettent justement d’établir des balises et d’avancer plus loin dans notre stratégie de placement.

6 Replies to “Les 4 règles d’or de l’investisseur”

  1. Bonjour,

    On parle beaucoup d’investissement mais très peu de vente.
    Or savoir quand vendre et comment est indispensable.
    Qui peut m’éclairer ?
    Même si c’est plutôt le moment d’investir dans la bourse…

    • Salut Bruno,

      tu as bien raison. On dit souvent quand acheter, mais rarement quand vendre. Par mon expérience, c’est plus facile acheter que vendre :-).

      Tout dépend de ta stratégie. Tu investis court ou long terme? Comme investisseur, j’imagine que tu es plutôt long terme. Pour ma part, quand je trouve la compagnie surévaluée, je vends. Mes critères comprennent les suivants:
      – P/E actuel plus haut que la moyenne historique du titre
      – valeur comptable par action plus élevée que la moyenne historique
      – Mon scénario ne tient plus la route. Par exemple, j’estimais à 3$/action les bénéfices dans 3-5 ans et après un an, nous sommes déjà à 3,25$.
      – les rendements de l’avoir diminuent
      – les marges diminuent
      – la compagnie a augmenté rapidement son endettement
      – à l’occasion, je vends pcq j’ai trouvé quelque chose de mieux.

      Comme tu vois, c’est toujours plus compliqué de vendre. Pour ma part, j’ai plusieurs critères. En ce qui te concerne, qu’est-ce que tu fais présentement?

    • Merci Philippe de ton commentaire. Bien content qu’un CFA comment mon blog. Cela me laisse de la pression pour mes prochains articles 🙂
      Je dois dire que j’aime bien M. Buffett. Cet homme est définitivement un de mes mentors qu ce qui à trait à la bourse. C’est vrai qu’il faut se tenir à sa stratégie. Mais c’est justement ça le plus difficile, oublier les commentaires du beau-frère et les nouvelles boursières au jour le jour!!!

  2. La clé quand on se lance dans la bourse est d’être rationnel. Il faut garder le sang-froid constamment et ne pas varier d’un iota dans son attitude (sauf grande remise en question évidemment).

    Il faut se fixer des seuils de gains et de perte et se retirer quand on les atteint. Si on laisse faire le coeur on a de fortes chances de se faire avoir à la fin. Qui n’a jamais connu le phénomène « tiens ça a pris 10%, vais encore attendre 10% », etc. jusqu’à que ça prenne une grosse chute et les gains initiaux ont été effacés !

    • Salut Julien,

      En fait, je me fixe jamais de seuil de gain ou de perte pcq un grand gagnant change le rendement de ton portefeuille de façon incroyable. Je me base plutôt sur une valeur quelconque. Dans le sens où si j’estime que l’entreprise vaut 40$, je ne vendrais pas pcq le prix à monter de 10%. Je vais plutôt vendre si le prix dépasse 40$ et que mon scénario d’évaluation n’a pas changer. Si tout est identique, cela veut dire pour moi qu’à plus de 40$, le titre est surévalué et je vends…. que j’ai eu un rendement de 5%, 25% ou 100%.